Concept / CNCI

Le développement économique du Luxembourg des deux derniers siècles se fonde sur ses multiples industries et pendant longtemps essentiellement sur la sidérurgie. Néanmoins, l’histoire de l’industrie et de toutes ses incidences sur la société luxembourgeoise jusqu’à nos jours n’est pas valorisée à juste titre.

Malgré l’existence d’un grand nombre d’initiatives et de structures dédiées à certains aspects de ce développement, l’histoire industrielle et la culture industrielle contemporaine ne bénéficient jusqu’à présent ni d’un véritable lieu de référence au Luxembourg ni d’un réseau efficace et professionnel entre les différents acteurs sur le terrain. Enfin, l’industrie au Luxembourg ne fait pas uniquement partie de l’histoire, mais reste d’actualité comme le témoigne l’existence d’un tissu important d’industries traditionnelles et nouvelles. 

Le double rôle du CNCI

Le CNCI devra donc jouer le double rôle de lieu de référence de la culture industrielle et celui de réseau, et ceci avec l’objectif de: 

  • valoriser les structures existantes liées à l'histoire industrielle, soit d’une façon immédiate (musées, centres de documentation ou d’animation,…) soit de manière indirecte (initiatives culturelles ou à autre vocation logées dans d’anciens sites industriels),

  • créer un réseau décentralisé, interactif et efficace entre les structures existantes et futures touchées directement ou indirectement par la culture industrielle,

  • promouvoir la recherche et l'enseignement sur la culture industrielle nationale et régionale,

  • valoriser l'importance des mines et des usines sidérurgiques ainsi que du travail des mineurs et des sidérurgistes dans l’histoire et dans la mémoire collective,

  • transmettre au public des connaissances sur la culture industrielle luxembourgeoise dans son contexte international,

  • collecter et diffuser des informations et des documentations sur la culture industrielle, tant au niveau de la recherche universitaire que de la divulgation populaire,

  • contribuer à faire revivre d’anciens sites industriels en proposant des vocations différentes dans un éventail très large allant d’affectations plus patrimoniales jusqu’à des utilisations nouvelles, contemporaines et innovantes,

  • soutenir la création et le développement de nouvelles initiatives et structures.

Les cadres thématiques

Le CNCI se vouera en premier lieu à l'industrie, aux sciences et aux technologies depuis les débuts de l'industrialisation jusqu'au 21e siècle. Il est destiné à s'interroger sur les facteurs et paramètres qui ont influencé et continuent à déterminer l'histoire du Luxembourg dans le contexte de la grande région et en tant que pays européen dans un monde globalisé. Si dans une première étape, il concentrera ses activités sur le sud du pays, il se consacrera ultérieurement à l’histoire industrielle des autres régions. 

Le CNCI est aussi appelé 

  • à mettre en évidence les valeurs créées par les hommes et les femmes dans le passé et le présent, 

  • à dévoiler les périples de l'aventure industrielle avec les répercussions économiques, sociales, culturelles et environnementales qu'elle implique, 

  • finalement à thématiser les évolutions futures, les technologies du 21e siècle avec les défis qu'elles représentent.

Le CNCI devra aborder des thèmes controversés et stimuler les débats et les discussions plutôt que de présenter au public des opinions préconçues.

Les publics cibles

Le Centre national de la Culture industrielle s'adressera à différents groupes cibles :

  • le grand public (familles, adultes de tout âge)

  • les enfants et les jeunes

  • les écoles et les lycées

  • les chercheurs et les étudiants

  • les créateurs et innovateurs artistiques ou économiques

  • les publics culturels passifs et actifs

  • les décideurs politiques, sociaux et économiques

  • les visiteurs endogènes et exogènes (touristes)

Une institution décentralisée à vocation nationale

Au bout d’une phase de conception, de développement et d’établissement, le CNCI est censé devenir un véritable muséum décentralisé à vocation nationale au même titre que des musées «nationaux» consacrés à l’art, l’histoire ou l’histoire naturelle.

Le lieu physique central, dont l’emplacement reste à définir, servira de lieu de coordination pour les activités communes du musée décentralisé et de ses autres partenaires dans des domaines attachés à la culture en général. Sa configuration comportera les éléments suivants :

  • l’administration avec des bureaux pour la gestion de tâches faîtières : gestion administrative et financière, stratégies et actions de communication et de marketing, gestion commune des archives et des pièces muséales, contacts avec des réseaux et des financeurs de projets européens,

  • le bureau d’accueil pour les visiteurs : organisation de visites guidées et de séances pédagogiques, information touristique, randonnées et hébergements inclus,

  • l’exposition «teaser» qui présente les éléments du musée décentralisé et guide les visiteurs vers les lieux de culture industrielle à travers le pays,

  • des lieux de séminaires et de conférences de dimensions variées,

  • des espaces pour des activités pédagogiques ciblées,

  • des salles pour des expositions temporaires thématiques.

 

En l’absence d’un lieu central et d’une équipe de coordination professionnelle, il s’agit d’abord de renforcer le réseau de coopération du CNCI et d’affiner ses missions avant de se pencher plus en détail sur les missions de la centrale du CNCI comme tête de réseau :

  • Le réseau de coopération du CNCI et ses missions

  • Les missions de la tête de réseau du CNCI

  • La structure, l’administration et le financement

  • La démarche en vue de l’établissement du CNCI

  • Les lieux du «muséum national de l’Industrie»

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